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La dépression provoquée par une autre maladie

Non seulement un trouble de l’humeur ou une dépression n’est pas l’autre, mais il est également possible que votre trouble de l’humeur soit provoqué par une maladie sous-jacente. C’est la raison pour laquelle nous allons nous arrêter un instant sur les différentes formes et les différentes causes de dépression et de troubles de l’humeur :

La dépression provoquée par une autre maladie

Il arrive que les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer ou d’autres pathologies qui affectent le cerveau (comme la maladie de Parkinson) développent des troubles de l’humeur ou une dépression. C’est particulièrement le cas au début de la maladie, lorsqu’elles se rendent compte qu’elles perdent la mémoire et que leur fonctionnement se dégrade. Le risque de dépression est plus élevé chez les personnes qui y ont déjà été confrontées dans le passé. Il est important de bien distinguer démence et dépression :

  • Les personnes âgées dépressives présentent généralement des pertes de mémoire et une certaine apathie. Cela ne signifie toutefois pas qu’elles vont nécessairement développer une démence. En cas de dépression, les capacités d’orientation dans le temps ou dans l’espace sont généralement préservées. Ce n’est pas le cas chez les patients déments.
  • Les personnes qui souffrent d’une démence s’efforcent généralement de masquer leurs pertes de mémoire. Ce n’est pas le cas des patients dépressifs, qui parviendront généralement à se souvenir de ce qu’ils avaient oublié si on les aide un peu.

Des maladies chroniques comme le cancer, le sida, les troubles cardiaques ou le diabète peuvent provoquer des sentiments d’angoisse, de désespoir ou d’impuissance. C’est bien naturel, car ces diagnostics ont un impact majeur sur l’espérance de vie. Lorsqu’elles se prolongent, l’incertitude et les craintes pour l’avenir peuvent entraîner des formes sévères de dépression. En outre, les éventuelles douleurs chroniques provoquées par la maladie ou les médicaments utilisés pour la soigner peuvent favoriser la dépression. N’hésitez pas à aborder le sujet avec votre médecin traitant : il est là pour vous écouter. Il est important que la dépression aussi soit traitée à temps ! Il a déjà été démontré à plusieurs reprises qu’une attitude optimiste améliore les chances de guérison ou entraîne un développement moins rapide de la maladie. Dans ce contexte, la maxime « un esprit sain dans un corps sain » prend plus que jamais tout son sens !

Des troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie ou la boulimie ont souvent des répercussions psychologiques. Le plus souvent, un trouble du comportement alimentaire commence par un régime qui vise non seulement à éliminer les kilos superflus mais aussi à améliorer le bien-être et l’image de soi. Malheureusement, c’est bien souvent le contraire qui se produit. La personne se retrouve prise dans une spirale infernale et ses angoisses, ses idées noires et son sentiment de culpabilité ont tendance à s’aggraver plutôt qu’à s’améliorer. C’est la raison pour laquelle il est souvent nécessaire d’aborder les troubles du comportement alimentaire sous plusieurs angles. Il convient en effet de traiter non seulement le problème vis-à-vis de la nourriture mais aussi les troubles psychologiques qui en sont responsables. A côté du traitement médicamenteux, la  psychothérapie  revêt également une importance capitale dans ce cadre.

Les problèmes gastro-intestinaux chroniques peuvent également déboucher sur des troubles de l’humeur ou une dépression, en particulier lorsqu’ils provoquent des carences alimentaires. On observe toutefois aussi souvent le phénomène inverse : ce sont alors les troubles gastro-intestinaux qui masquent un problème psychologique.

Les troubles métaboliques (comme par exemple un déficit en hormone thyroïdienne), les maladies infectieuses (comme la mononucléose ou la jaunisse) ou les traumatismes crâniens sévères peuvent également provoquer une dépression.

Le traitement peut être très différent suivant le type de dépression. Pour les formes légères, une psychothérapie peut suffire. Dans les autres cas, il est indiqué d’avoir recours à des médicaments spécifiques. Un bon conseil : n’arrêtez jamais le traitement prescrit par votre médecin trop rapidement.