Home   /   La dépression, c’est quoi ?   /   Idées reçues   /   La dépression n’affecte pas les enfants !

Idées reçues


"Dépri 1 jour, dépri toujours"
"C'est pour les mauviettes"
"Un peu déprimé? Ça passera!"
"Ce n’est pas une maladie !"
"Elle n’affecte pas les enfants !"
"C’est de votre faute !"

"La dépression n’affecte pas les enfants !"

  • Notre fils est un tire-au-flanc. Quand il ne dort pas, il est vautré devant la télévision
  • Rien de ce que nous faisons n’est jamais assez bien. Il cherche toujours la bagarre
  • Quelle humeur de chien
  • Depuis quelques semaines, il fait de nouveau pipi au lit
  • 5 échecs ! Mais qu’est-ce qui t’arrive cette année ? A ce compte-là, tu peux dire adieu à l’unif
  • Je m’ennuie…
  • Ces cours sont barbants
  • Je me fiche d’avoir un bon bulletin. Après tout, tout le monde ne peut pas être premier de classe
  • Je n’ai pas faim
  • J’ai tout le temps mal à la tête et je dors mal ces derniers temps

Les enfants aussi peuvent être victimes d’une dépression, mais elle ne se manifestera généralement pas de la même manière que chez les adultes.

La dépression chez l’enfant est plus fréquente qu’on ne le pense. Le tout sera de l’identifier à temps, ce qui est loin d’être évident. Chez les plus jeunes, la dépression s’exprime le plus souvent par des symptômes physiques : l’enfant a régulièrement des crises de larmes, fait pipi au lit, se ronge les ongles, a des angoisses au moment d’aller se coucher ou ne cesse de caresser ses organes sexuels. Les enfants un peu plus âgés se plaignent souvent de maux de tête, ont l’impression d’être nuls, passent leur temps à ruminer ou nourrissent même des pensées suicidaires. Chez les adolescents, la dépression se traduit par une mauvaise image de soi, des sentiments de culpabilité, une incapacité à s’amuser, des problèmes de concentration, un sentiment de désespoir et des troubles du sommeil. Il n’est pas rare qu’une dépression persistante se solde par des tentatives de suicide.

Si vous avez l’impression qu’il y a quelque chose qui cloche, faites appel sans attendre à votre généraliste. Les chances que tout se termine bien seront plus élevées si toute la famille bénéficie d’un bon encadrement psychothérapeutique. Il faut toutefois avoir bien conscience qu’il s’agit généralement d’une thérapie de longue durée.